IMAGES EN PÉRIGORD, ARCHITECTURE , PAYSAGES , RÉTRO,FLEURS , DORDOGNE , DIVERS
photo Boguy décembre 2008
HISTOIRE ET ARCHITECTURE
Le Moyen Age : l’ère des guerriers
Le premier propriétaire connu des lieux est Guy de Lastours, aux environs de l’an mille. Gouffier de Lastours, un de ses descendants, est semble t-il l’un des trente chevaliers qui entrèrent en 1099 dans Jérusalem, aux côtés de Godefroy de Bouillon.
Les 16ème et 17ème siècles : l’âge d’or des Marquis de Hautefort
Changement d’époque et évolutions des modes, la forteresse se transforme progressivement en demeure de plaisance. Le château connaît sa période la plus fastueuse au 17ème siècle. François de Hautefort et son petit-fils Jacques-François travailleront successivement avec deux architectes étrangers au Périgord : un lorrain Nicolas Rambourg, puis, un parisien : Jacques Maigret. Le château abandonne alors progressivement ses fonctions défensives pour devenir un château «à la moderne », composé d’un corps de logis et de deux ailes en retour d’équerre, ponctuées de deux tours circulaires. Par son classicisme, le « Chambord du Périgord » se distingue nettement des demeures bourgeoises de la région. Son imposante et majestueuse silhouette n’est que le reflet du rang et la puissance des seigneurs de Hautefort.
Les 18ème et 19ème siècles : le temps des incertitudes
Pendant la Révolution, la famille de Hautefort n’émigre pas. Le château, utilisé comme « prison pour suspects » de 1793 à 1795, est sauvé de toute destruction.
La famille demeure propriétaire des lieux jusqu’à la fin du 19ème siècle. En 1890, les enfants de Charlotte de Hautefort et son époux le baron Maxence de Damas, complètement ruinés, vendent le château. Des marchands de biens, l’acquièrent, le dépouillent et le laissent à l’abandon, manquant de peu de le faire disparaître pour toujours.
Le 20ème siècle : renaissance et reconnaissance
En 1929, un coup de foudre va sauver Hautefort, avec l’arrivée du Baron Henri de Bastard, et de sa femme Simone. Fascinés par les lieux, ils redonnent vie à la demeure et à ses jardins. Seule après le décès de son mari, la Baronne termine les travaux et s’installe au château en 1965. Toutefois, elle assiste, impuissante, à l’incendie qui ravage le corps de logis du château dans la nuit du 30 au 31 août 1968.
Dès le lendemain, la baronne de Bastard décide de restaurer à nouveau son château. Emue par sa passion et sa détermination, tous se mobilisent pour l’aider et l’encourager, depuis les habitants du village jusqu’à des personnalités de l’époque, telles que Guy Lux ou André Malraux, autant de nouveaux passionnés, anonymes ou connus, qui ont participé à la sauvegarde d’un des plus prestigieux monuments du sud-ouest de la France.
Extait du site http://www.chateau-hautefort.com/