
Carlux
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Calviac
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Saint-Julien de Lampon
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Veyrignac février 2004
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par boguy ajouter un commentaire commentaires (1)

Carlux
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Calviac
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Saint-Julien de Lampon
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Veyrignac février 2004
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Il est courant de dire que la photographie, plus que le film(?) est un témoignage d'une époque, d'un bâtiment, d'un personnage. C'est tellement vrai lorsqu'on recherche l'évolution architecturale d'un village à travers les années ou même les siècles(la photographie débute son troisième).
Veyrignac 1935 Beynac coll. Carcenac

Monfort Roufilhac
Pour cela il existe les collections de cartes postales, très en vogue dans la première partie du XXème siècle, mais pour les lieux qui n'étaient pas en vedette à cette époque les collections privées peuvent être d'un très bon recourt. Pour le reste il n'y a rien, à part notre oeil d'amateur passionné qui se doit d'apporter un témoignage même modeste avant que des oeuvres d'art disparaissent dans l'oubli total.

l'église de Carsac élégant manoir vers Salignac
C'est pourquoi nous faisons tous oeuvre utile, les photographes du dimanche en dénichant les trésors architecturaux de nos régions et surtout ne pas se priver de "mitrailler" car le numérique nous autorise désormais tous les excès pour ensuite retenir que les meilleurs clichés.
Je vais donc mettre progressivement en ligne tout ce que je considère comme bon et utile dans cette perspective et je je lance un appel à tous les dénicheurs de trésors pour me faire part de leurs découvertes anciennes ou récentes dans ce domaine. Merci et à bientôt sur les commentaires de ce blog.

la campagne vers Salignac l'église de Saint-Geniès

le lavoir de Carsac

Intérieur de l'église romane de Carsac

Chapiteau dans l'église de Carsac

Il s'agit bien de la même tour du fort d'Aillac, en partie détruit par le passage de la voie ferrée au début du XXème siècle. Ces deux photos ont été prises avec plus de 80 ans d'écart ...

En décembre 1999, à la fin du siècle dernier une violente tempête abat, entre autres, plusieurs arbres au « pech d’en neige ». Ce sont des chênes, des charmes, mais aussi quelques châtaigniers et des chênes verts. Quelques années plus tard, nous décidons de débarrasser la parcelle des arbres couchés ou arrachés par la violence du vent. Le bûcheron de Groléjac contacté suite aux recommandations des voisins aurait bien enlevé tous les arbres couchés ou non. Nous lui avons demandé de laisser les plus beaux chênes et les charmes qui bordent le penchant qui domine la Dordogne. Ce ne fut pas sans mal, son travail étant terminé il nous a laissé tout le petit bois et du nettoyage de ronces. C’est alors qu’au milieu des broussailles et des souches apparaît un mur en pierres sèches qui dépasse de la végétation. Quand j’aurais le temps, je m’emploierais à le dégager pour voir quelle est l’origine de ces vestiges, sans doute une cabane en pierre sèche appelée à tort aujourd’hui « borie ».
Ce n’est que deux ans plus tard le 26 novembre 2005 que j’ai envie d’en savoir plus et j’entreprends le débroussaillage et le déblaiement du tas de pierre. C’était bien une cabane, assez courante dans la région, qui abritait les vignerons ou les bergers.

Après une petite heure de travail le 26/11/2005
Le lendemain on commence à voir ses formes

La porte apparaît ainsi que le seuil ; cette souche va être difficile à éliminer !
Dans le brouillard persistant j’entends une clochette qui se rapproche. J’imaginais être revenu au temps ou les chèvres trottinaient dans ces sous bois. Las ce n’était que Cybelle la chienne de Bernard qui essayait de lui débusquer une bécasse.

J’y retourne vers 14 heures pour faire quelques photos avec le soleil enfin revenu et j’en profite pour prendre quelques clichés d’une cabane voisine mais qui n’a visiblement pas du tout la même forme. Celle ci est plus haute (ce n’est pas difficile) construite comme un mur, sans lauzes.


En repartant vers le village une forme au milieu du chemin se met à bouger et à s’enfuir, j’ai tout d’abord pensé à un lièvre vu la taille. En fait c’était un jeune marcassin que j’ai revu un peu plus bas détaler en grognant.
Mercredi 27 décembre
Il fait froid, histoire de me dégourdir les jambes et les mains je monte en "neige" pour évaluer la suite des travaux. Il faut dégager les pierres en tas sur le mur ouest avant d'envisager de le reconstruire. Après quelques hésitations dues à la température ambiante et les pierres collées par le gel, la reconstruction a enfin démarrée et je peut apprécier les premiers 50 cm de hauteur de mur!


Entre temps j'ai pu aller voir des cabanes voisines et je vais essayer de m'inspirer des techniques de construction certes rustiques mais pourtant très esthétiques.




Dimanche 22 janvier 2006
En guise de footing je monte au pech de neige vers 10 heures, il gèle encore mais le soleil sort des bancs de brouillard et va réchauffer tout çà. Je commence par déblayer des pierres au pied de la ruine que j'entasse grossièrement sur le mur ouest avant de les mettre en place. J'arrive assez vite à hauteur d'une petite baie que je souhaite intégrer dans le mur et je repère de belles pierres qui feront l'affaire.Au bout d'une bonne heure de travail le résultat est probant, certes il reste quelques alignements et aplombs à réaliser mais le mur prend forme petit à petit. Je prend quelques photos de l'ouvrage et je le mesure pour la première fois: longueur 2.70 m, largeur: 2.55m ;hauteur: on verra plus tard...l'épaisseur des murs avoisine les 70 cm !

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